Initié par l’association YARA, le programme RENCONTRE FEMMES CINÉ est un programme de renforcement de capacités destinés aux femmes professionnelles du 7e art dont le premier atelier s’est tenu le mercredi 19 novembre 2025 au siège de YARA à Yaoundé. A l’occasion de cet atelier qui a rassemblé une quarantaine de femmes cinéastes et entrepreneures culturelle, nous avons rencontré Madame Sylvie Nwet, la Présidente de l’association YARA et Déléguée Générale du Festival YARHA. Avec elle nous avons échangé sur le déroulement de cette première activité ainsi que les objectifs de la première édition du programme Rencontre Femmes Ciné, ouvert ce jour, et qui devrait se cloturer lors de la 12ᵉ édition du festival Yahra, annoncée du 25 janvier au 1ᵉʳ février 2026.
Bonsoir Mme Nwet. Vous avez ouvert ce jour la premier atelier du programme « Rencontre Femmes Ciné ». Parlez-nous de ce programme.
Le programme Rencontre Femmes ciné est un projet visant à renforcer les capacités des femmes dans le milieu cinématographique et artistique, mais également de promouvoir la gente féminine dans ce secteur-là, qui pour nous est un secteur porteur économique important pour un pays. Le programme Rencontre Femmes Ciné entre dans les activités que promeut l’ONG Yaoundé Reviv’Arts (YARA) également organisatrice de la Semaine Internationale du Premier Film encore appélé Festival YARHA et qui existe depuis 2014.
Qu’est-ce qui vous a motivé à lancer cette initiative et à axer ce premier atelier sur la gestion de l’image et la prise de parole?

Tout simplement parce les femmes dans le secteur cinématographique ont souvent du mal à émerger et sont comme des oubliées de la société. Nous nous sommes rendu compte que parfois, il y a un manque de méthode, de structuration dans leur manière de faire. Également, qu’il n’y a peut-être pas un espace dédié pour permettre que cette formation se fasse de façon continuelle dans le renforcement des capacités, dans la gestion de carrière, comment même parler en public etc.
Aujourd’hui vous savez très bien qu’avec le monde qui change, l’IA étant là, les financiers étant très carrés sur le pitch, il faut en deux minutes être capable de convaincre celui qui pourra vraiment porter votre projet ou le financer.
Quelles sont vos attentes vis à vis des femmes qui ont participé à ces ateliers ?
Avec le casting que nous avons fait pour les panelistes; il y avait des femmes DG de sociétés, il y avait des spécialistes du droit, des coaches en prise de parole en public, tout cela c’est pour leur permettre d’avoir des outils. Pour se dire que le talent, oui, mais est-ce que le talent suffit ? Non, il faut travailler, travailler, travailler.
Si nous savons que nous sommes des étoiles et que nous devons briller, pour briller il faut le mériter, et pour le mériter il faut beaucoup travailler et puis accéder à une transformation.
Etes-vous satisfaite de cette première journée ?
Oui. Très. Les femmes entre elles avec l’aide de leurs coaches ont pu constituer une équipe pour produire et réaliser un film. C’est ça le rôle du réseautage. Nous voulons montrer aux femmes, aux jeunes femmes, que travailler seule n’emmène nulle part, il faut être ensemble et pouvoir se soutenir, mais surtout rêver tout en ayant un plan de vie, un projet de société qui, à court, à moyen, à long terme, peut vous amener là où vous voulez être.
Après l’atelier de ce jour, quelle est la suite du programme ?
Il s’agit d’une série d’ateliers de formation. Donc nous allons continuer le 10 décembre prochain avec une seconde rencontre. Puis nous allons clôturer cette série pendant le festival Yara, le 18 janvier 2026.



















