Décédé le 12 mai dernier, le délégué général du festival Écrans Noirs, Bassek Ba Kobhio, a été inhumé le samedi 27 juin 2026 à Nindjé, son village natal dans la Sanaga-Maritime. Les obsèques ont rassemblé des personnalités de l’État, des autorités locales et de nombreux acteurs du monde de la culture venus saluer la mémoire d’un grand bâtisseur.
Les cérémonies d’adieu ont débuté à Yaoundé par des hommages culturels sur l’esplanade du Musée national et un culte à la chapelle EPC d’Adna, avant le transfert du corps vers la commune de Ndom. Le ministre des Arts et de la Culture, Ismaël Bidoung Kpwatt, a assisté à l’inhumation en tant que représentant personnel du chef de l’État. Le préfet de la Sanaga-Maritime, le sous-préfet de Ndom, ainsi que les chefs traditionnels et religieux étaient également présents aux côtés de la famille.

L’univers de la culture et précisément du septième art camerounais s’est fortement mobilisé pour honorer celui qui a fondé le Festival Écrans Noirs en 1997, devenu la plus grande vitrine du cinéma camerounais. Les professionnels du secteur, les critiques et les jeunes réalisateurs ont salué un mentor généreux qui a consacré sa vie à l’émergence d’une nouvelle génération d’artistes. Ses collaborateurs ont d’ailleurs promis de poursuivre son œuvre en faisant de la prochaine 30ᵉ édition du festival un grand succès.
Bassek Ba Kobhio laisse un vide immense dans le paysage culturel africain, où il était reconnu comme un prescripteur majeur des politiques cinématographiques. Ses proches et ses collègues retiennent de lui un homme engagé qui utilisait l’image comme un levier de développement et de transformation sociale. Son héritage artistique et institutionnel reste désormais une source d’inspiration pour les cinéastes du continent.























































